Insolite

Catherine Levrel, une grand-mère de Luxe

catherine-levrelÀ l’occasion du dernier spectacle de Royal de Luxe, « Le mur de Plank », vous avez sans doute vu la grand-mère géante, venue directement du cosmos pour raconter des histoires aux gens de la ville. Mais saviez-vous que c’est une Orvaltaise qui lui a servi de modèle ? Installée depuis 2000 entre le Petit-Chantilly et Morlière, Catherine Levrel, vraie grand-mère de quatre petits-enfants, rit encore de ses aventures au pays des géants.

À 86 ans, Catherine Levrel n’est pas du genre à rester toute la journée devant sa télé. Une pêche terrible et le sourire dans la voix, elle raconte son histoire, le regard malicieux : « Je faisais partie d’une petite troupe qui se produisait en spectacle dans les maisons de retraite. On chantait de vieilles chansons pour les anciens. » France 3 en a fait un reportage qui est arrivé jusqu’aux yeux d’une sculptrice de Royal de Luxe.

« Ils m’ont appelée et ils m’ont dit qu’ils cherchaient une « petite grand-mère enrobée », explique-t-elle. « Ça m’a fait beaucoup rire ! ». Toujours curieuse, Catherine accepte volontiers l’expérience . « La sculptrice et un photographe sont venus me voir et ils ont pris les mesures de mon anatomie sous toutes ses coutures. La sculptrice reportait toutes ces mesures sur une grande feuille. Ça a duré au moins deux heures ».

« Je passais de 1,54 m à 7,40 m ! »

Pour être précis, la grand-mère de Royal de Luxe n’a que le corps de Catherine : les concepteurs ont choisi une autre tête et des mains plus noueuses que les siennes. En remerciement de sa collaboration, la compagnie l’a invitée à assister à une grande répétition, sur le terrain où Royal de Luxe se prépare, aux portes de Nantes. « J’ai assisté à toutes les préparations », raconte-telle. « C’est un travail incroyable : les personnes qui animent les géants doivent sauter, s’agripper à des cordes, le tout en rythme, sous les ordres du meneur de jeu. Il faut quatre personnes pour faire bouger un seul pied de la géante. C’était bluffant ! ».

« Avoir des activités : c’est ce qui empêche de vieillir ».

Dans sa maison, à Orvault, elle conserve les coupures de journaux et les photos de son double version XXL, surtout pour ses petits-enfants. Mais son expérience avec la compagnie Royal de Luxe n’était qu’un rendez-vous de plus dans son agenda bien chargé : chorale, scrabble, café-philo, animations dans les maisons de retraite… Catherine n’arrête pas. «  Le plus important, c’est de ne pas se replier sur soi avec l’âge et continuer à avoir des activités : c’est ce qui empêche de vieillir ». Et visiblement, ça marche plutôt bien.

Très active, Catherine Levrel  a la passion de l’écriture. En 2004 elle s’est vu attribuer à l’unanimité le 1er Prix de la Nouvelle, décerné par l’Académie des Pays de la Loire et de la Bretagne pour « Le vélo dans le couloir ». Un récit qui évoque les années déjà lointaines de l’occupation. Une nouvelle remarquable, d’une grande simplicité mais dense d’une émotion contenue.

Cette nouvelle est à votre disposition à Ormédo

// « Le mur de Plank »



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