Exemplarité

Élodie met les voiles, une orvaltaise dans la mini-transat

Le 1er octobre prochain, Élodie Pedron regardera une dernière fois la tour du port de la Rochelle s’éloigner avant de se lancer dans la plus grande aventure de sa vie : la traversée de l’atlantique en solitaire, sans assistance et sans communication, sur un voilier de 6,50m. A peine plus grand qu’une camionnette…

Pendant 30 jours Élodie va vivre au rythme de l’océan : « la Mini-Transat, c’est une course à l’ancienne, sourit la navigatrice, on n’a aucun moyen de communication autre que la VHF qui ne capte plus au-delà de 40 Km». Pas d’Internet ni de téléphone satellite. Le GPS ne donne que deux informations : la latitude et la longitude de la position du bateau et les prévisions météo sont transmises par le PC course vie la radio BLU. Charge aux navigateurs d’en déduire leur position sur la carte et le cap à choisir. La cuisine se limite « à un réchaud qui pendouille dans l’habitacle pour réchauffer des aliments lyophilisés, et la salle de bain à un seau. Elodie ne peut pas tenir debout dans la cabine. « Je m’attends aussi à être trempée en permanence : on n’a pas les moyens de faire sécher les vêtements, c’est psychologiquement difficile ».

« Dans des creux de plusieurs mètres mon petit bateau de 6,50m va être bringuebalé »

Mais physiquement aussi, Elodie va souffrir : « dans des creux de plusieurs mètres mon petit bateau de 6,50m va être bringuebalé dans tous les sens et je n’ai pas de couchette, juste une banquette pour me reposer ». De toute façon, Elodie ne dormira jamais plus de 20 minutes sans se réveiller. Question de sécurité : « on n’est jamais à l’abri de croiser un cargo ou de s’échouer si on est près des côtes », explique-t-elle.
Alors maso, Elodie ? « Non, mais la course en solo permet de se connaître, d’aller chercher ses limites. Seule à bord, on se retrouve face à soi-même. Et puis toutes les émotions sont plus fortes en solitaire, que ce soit dans les bons ou les mauvais moments. De toute façon, ce que je vais chercher, c’est l’aventure. »
Depuis qu’elle sait qu’elle va faire la Mini-Transat 2017, la navigatrice passe son temps libre sur l’eau, à s’entrainer et à régler les moindres détails techniques de son bateau. Quatre sponsors l’ont déjà rejointe :   Atlanbio, son employeur, et trois autres acteurs du domaine des biotechnologies : Ozyme, Evosciences et Shimadzu. Son budget n’est pas encore bouclé, mais Élodie est optimiste en attendant de nouveaux mécènes qui l’aideront à réaliser son rêve.

Retrouvez Élodie et son bateau sur :

https://www.youtube.com/watch?v=Pe5rVeQxGrM&feature=youtu.be et

https://www.youtube.com/watch?v=ZHGu7BQlpsU

 

 

 

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Une réponse à “Élodie met les voiles, une orvaltaise dans la mini-transat”

  1. Dom dit :

    Traverser l’atlantique sur une coque de noix de 6,50m…chapeau !

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