Exemplarité

Mona Francis, Paratriathlète, Objectif TOKYO 2020

Mona Francis rêve de Tokyo 2020

Née en France d’un père libanais et d’une mère française, Mona Francis a 21 ans quand elle perd sa jambe droite dans un accident de moto. Depuis, elle s’entraîne avec un rêve : participer aux jeux paralympiques de Tokyo en 2020, en paratriathlon.

Après son accident, Mona s’inscrit en natation handisport, pour rencontrer d’autres personnes handicapées. C’est là qu’elle attrape le virus de la compétition : « je ne nageais plus pour rencontrer du monde mais pour gagner », explique la jeune femme. Elle s’entraîne 6 heures par semaine et enchaîne les performances. Elle finit même sur les podiums contre des nageurs valides.
Elle participe aux jeux asiatiques paralympiques en 2014 avec le Liban –pays où elle vit depuis l’âge de 10 ans- et y rencontre un athlète qui lui propose de lui prêter un fauteuil de compétition pour faire le marathon de Beyrouth. Banco ! Mona termine première libanaise : « j’ai adoré : je retrouvais cette sensation de vitesse, c’était magnifique ! ».

Championne de France de paratriathlon

Elle revient en France en 2016 et s’installe à Nantes, où elle a de la famille et s’inscrit au club de triathlon de Saint-Herblain. Elle participe à sa première manche de coupe du monde à Besançon en 2017, où elle remporte la première place, puis termine 3ème à celle d’Espagne et 2ème en Italie. Mona est championne de France en 2017. Elle rejoint le collectif équipe de France et devient athlète de haut-niveau. Mais faute de sponsors, la sportive se débrouille avec les moyens du bord : « je suis partie en co-voiturage avec tout mon matériel bricolé et j’ai trouvé un Air B’nB juste en face du centre d’entraînement ». Le coach de l’équipe de France n’avait jamais vu ça : « il a dû se dire « elle ne lâchera pas l’affaire, il faut qu’on l’intègre !» », sourit Mona.

A la recherche de sponsors

Aujourd’hui, le rêve de Mona, ce sont les jeux paralympiques de Tokyo en 2020. Pour cela, elle doit accumuler les bons résultats en course et cela a un coût. Mona bénéficie de l’allocation adulte handicapé et travaille occasionnellement comme interprète français-arabe au centre Nantais d’hébergement des réfugiés. Mais cela ne lui permet pas de financer son projet : ses déplacements, le renouvèlement de son matériel et un accompagnement sur les compétitions : « sur certains triathlons, je suis seule et je ne peux pas enlever ma combinaison après la natation. Alors je nage en maillot de bain ». Preuve que rien n’arrêtera Mona.

La jeune athlète a mis une cagnotte en ligne et recherche maintenant des mécènes, pour aller au bout de son rêve.

Si vous souhaitez aider Mona, vous pouvez participer à sa cagnotte en ligne sur http://mona-francis.com ou la contacter : monafrancis1990@hotmail.com .
Et suivre ses aventures sur https://www.facebook.com/MonaFRtri/



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